« Claustrations » de Salvatore Minni

claustrations.jpg

je recommande

Résumé :

Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras…
Clara, disparue depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes ; Monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, tandis que Charles se cloître de son plein gré.
Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

Mon avis :

C’est franchement compliqué de faire cette chronique sans spoiler…! Ce livre a été pour moi une belle surprise. J’ai immédiatement adhéré à la plume de l’auteur, aux chapitres courts qui donnent du rythme à la lecture et à l’univers étouffant du livre.

4 personnages : Clara, Charles, Monsieur Concerto et Françoise. Des lieux d’enfermement, tous différents. Des similitudes pourtant. Des flashs, des voix, des hallucinations. Salvatore Minni s’amuse avec le lecteur et l’entraine exactement où il veut.

Au milieu du livre j’ai cru comprendre…puis non… Ah… je commençais à m’agacer…

Rêve, réalité? Je ne savais plus où j’étais.

Il m’a fallu arriver aux 3/4 du roman pour cerner exactement où j’allais et avec en prime un beau twist final comme je les aime. Ce roman m’a d’ailleurs fait penser à un film qui tourne autour du même thème, assez oppressant et dérangeant d’ailleurs. Mais bien évidemment je ne peux pas vous le titre sinon je dévoile l’intrigue (la chronique pourrie qui dit tout et rien en fait!). Rhaaaa….bon pour faire court et sans dévoiler quoi que ce soit, c’est surprenant, déroutant et bien ficelé. Un premier roman très prometteur et un auteur à suivre de près.

Merci à l’auteur et à son agent de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

« Dans tes yeux » de Martin Demoulin

yeux.jpg

je recommande

Résumé :

« Mon cœur avait besoin d’un sonotone, il n’entendait plus rien de l’amour. Et puis, tu es arrivée dans ma petite vie monotone. Tu es arrivée comme ça, sans prendre de gants, à pas de géant. Tu t’es mise à crier fort dans ma silencieuse mélancolie. Il me semble que, finalement, tu as donné du sens à ma vie… »

Mon avis :

Pas de surprise. J’aime la plume de Martin Demoulin. J’avais adoré « Blanche » et « Noir comme la neige« . J’ai adoré « Dans tes yeux ».

Martin nous crie son amour pour Estelle. C’est beau, ça sort du cœur et des tripes, c’est une vraie déclaration. On envie forcément Estelle de susciter autant d’amour chez l’auteur. On se dit qu’elle est chanceuse de voir se matérialiser des sentiments et des émotions si puissantes à travers des mots qui touchent en plein cœur. On voyage dans les différentes périodes de la vie de ce jeune couple et on regarde avec tendresse cette histoire qui éclos et les rend vivants.

On se souhaite à toutes un amour aussi beau, pur et passionnel au moins une fois dans la vie. Merci Martin de manier aussi joliment les mots.

 

« Psychologues du crimes » de Florent Gathérias et Emma Oliveira

psychocrim

correct

Résumé :

Ce mardi 22 février, au petit matin, une dépanneuse tracte une Peugeot 405 beige hors des flots de l’Yonne. L’habitacle est vide mais la voiture est connue des services de police. C’est celle de Marie-Laure que toute la région recherche.
Dix jours plus tard, un corps féminin dérive, dos face au ciel. La jeune fille est identifiée et les résultats de l’autopsie révèlent qu’elle a été assassinée.
Pour cette affaire, comme pour les quatre autres révélées dans ce livre, la police fait appel à deux psychocriminologues afin d’aider ses enquêteurs : Florent Gathérias et Emma Oliveira. Suivant leur rigueur méthodologique sans cesse renouvelée, les deux professionnels ont pour mission de traquer les détails permettant de cerner la personnalité du criminel.
Comment le meurtrier a-t-il opéré ? Qui est sa victime ? Pourquoi elle ? Depuis l’affaire Merah jusqu’à celle du « tueur de l’Essonne », Florent Gathérias et Emma Oliveira lèvent enfin les mystères et fantasmes qui enveloppent leur profession. Une plongée haletante dans la psychologie des criminels.

Florent Gathérias a créé le service de psychocriminologie de la police judiciaire française en 2009, et Emma Oliveira l’a rejoint en 2012.

Mon avis :

Je suis passionnée depuis longtemps de psychocriminologie. Entrer dans la tête des tueurs, comprendre leurs fonctionnements, savoir pourquoi et comment ils passent à l’acte attise depuis toujours ma curiosité. N’y voyez pas du voyeurisme, uniquement l’envie de comprendre les méandres de certains cerveaux humains. Et pour le coup ceux qui sont les plus noirs…

Après cette lecture, je dirais que ce livre est une bonne première approche. Nous suivons Florent Gathérias et Emma Oliveira au sein de leur travail quotidien de psychocriminologues au sein de la DCPJ (Direction Centrale de la Police judiciaire) et à travers 5 grandes histoires qui ont marqué leurs carrières et la France : Le tueur de l’Essonne, Un corps dans l’Yonne, Le violeur des balcons, Le cadavre du bois de Phalempin et l’affaire Mohamed Merah. Des affaires récentes mais aussi des « cold cases » qu’ils ont pu résoudre des années après.

Je dois bien avouer que j’ai été un peu déçue car j’ai eu l’impression de survoler les affaires. Pas assez d’éléments psychologiques à mon goût. Je suis habituée à lire les livres de Stéphane Bourgoin et pour avoir lu énormément de retranscriptions d’interviews de tueurs en série, d’analyse des scènes de crime dans ces livres, j’avoue qu’ici on manque cruellement de ce genre d’éléments permettant de vraiment rentrer dans le cerveau du criminel et de comprendre son acte. Pour ma part, j’aurais aimé que les auteurs m’embarquent avec eux sur les scènes de crimes, m’expliquent leurs méthodes de déduction plus en profondeur en fonction des indices laissés, j’aurais aimé avoir des retranscriptions réelles d’interrogatoires lors de gardes à vue pour comprendre comment on adapte son discours en face de certains profils de criminels.

Ce livre donne un bon aperçu pour commencer à s’intéresser à ce sujet. Il reste un peu trop léger quand on en a l’habitude.

Je remercie les Editions Fayard pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

 

« Einstein, le sexe et moi » d’Olivier Liron

einstein.jpg

coup de coeur

Résumé :

« Je suis autiste Asperger. Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire est la mienne. J’ai joué au jeu télévisé Questions pour un champion et cela a été très important pour moi. »
Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 avec notre candidat préféré. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner ; tout autant à nous expliquer ce qui lui est arrivé. En réunissant ici les ingrédients de la confession et ceux du thriller, il manifeste une nouvelle fois avec l’humour qui est sa marque de fabrique, sa très subtile connaissance des émotions humaines.

 

Mon avis :

Vendredi dernier, dans le tram, ma fille, 7 ans…

« Dis maman, ça parle de quoi ton livre? »

– « C’est l’histoire d’un garçon qui est différent. Il est autiste Asperger. Il a un cerveau qui fonctionne différemment de la plupart des personnes. Il ressent les choses différemment, peu apprendre plus facilement mais aussi réagir bizarrement par rapport à ce que les autres personnes ont l’habitude de voir par exemple… »

« C’est super d’être différent maman! »

– » Et bien tu vois, à l’école il s’est fait embêter car il n’était pas comme les autres. Les gens ont peur de la différence. C’est comme ça. Pourtant ça peut être une vraie richesse. »

– » Moi je crois que c’est bien d’être différent, on devrait s’aimer tel que l’on est parce qu’on va vivre toute notre vie avec nous. »

Cette conversation est véridique…

Alors voilà, Olivier Liron, il te plante ça là! Sa différence, son monde à lui et il t’embarque à la fois dans le rire et l’émotion. Ca tangue, ça bouscule, mais ça sonne juste tout le temps. J’ai traversé les chapitres décrivant sa participation à « Question pour un Champion » avec délectation. Je pense que j’aurais pu surligner toutes les métaphores du livre tellement je les aie trouvé drôles et justes. « Michel était prêt à bondir comme une hyène nymphomane à côté de moi ».

Les descriptions des candidats, de Julien Lepers (qui apparemment ressemble à un brocoli!), de l’ambiance, nous emmènent dans un autre monde. Olivier joue sa vie, c’est à un combat de titans auquel on assiste, y’a du sang, de la cervelle en ébullition, des coups bas! J’ai adoré!

Et puis, durant ce combat haut en couleur, il égraine des touches de passé et là tu comprends que derrière cet humour acide et décalé, il y a un vécu vraiment pas drôle, lui, pour le coup. Tu sens le petit garçon qui s’est forgé sa carapace à l’école.  Les profs malveillants parce que forcément quand on pose trop de questions, ça dérange. Le monde de la séduction et du sexe qui le bouscule. Tout ce monde finalement qui l’agresse constamment et qu’il apprend à dompter comme il peut. Désormais, Olivier a changé de vie grâce à sa victoire au jeu, maintenant il écrit. Et pour les émotions que cette lecture m’a procuré, je l’en remercie et lui souhaite de le faire encore longtemps.

« Ce qui m’a sauvé, ce qui m’a permis d’avancer, c’est l’écriture et la poésie. Je dis « sauvé » même si je suis convaincu qu’au fond, on est tous sauvés de naissance. Dès la naissance on ne le sait pas encore, mais il n’y a pus qu’à attendre la mort en essayant d’être tendre avec soi, le plus tendre possible, aimant les autres, le plus aimant possible, et révolté contre tout le reste. Il suffit de le comprendre pour que la vie devienne une fête. »

 

« Mask » de Carole Cerruti

 

MASK.jpg

j'ai adoré

Résumé :

2059, empire du Japon. Dans un monde post-apocalyptique, les adolescents grandissent sans connaître ni beauté ni laideur, le visage en permanence dissimulé. Pour  Miya, qui va avoir 17 ans, l’heure est venue d’enlever ce masque lors de la «  cérémonie des visages  ».

L’Empereur décidera alors de son sort  : s’il estime qu’elle n’est pas assez belle,  ce sera l’expulsion de la capitale et elle devra vivre parmi les reclus. Au contraire, si Miya est admise à la Cour, son avenir est assuré et elle pourra épouser son fiancé officiel.

Mais, secrètement, la jeune fille aspire à autre chose qu’un destin tout tracé. Et sa rencontre avec Wallace, un jeune prisonnier américain, va encore attiser cette flamme de liberté qui ne demande qu’à s’embraser…

Il faut souvent braver les interdits pour devenir libre.

Mon avis : 

Quand je démarre une lecture Young Adult et de surcroit une dystopie, je me mets en difficulté car je ne lis pas fréquemment ces genres littéraires. Mais j’aime changer de style et pour le coup….double réussite pour ce roman qui m’a conquise!

Grâce à la plume de Carole Cerruti (que je connaissais déjà, mais dans un autre registre, avec son roman « Rêver est un vilain défaut »), je me suis totalement et immédiatement immergée dans l’univers post-apocalyptique de Miya, jeune japonaise dissimulée sous un masque  imposé à tous les enfants par l’Empereur et ce, jusqu’à leurs 17 ans. Ce masque, tel une seconde peau, donne un profil identique à tous les jeunes adolescents. C’est seulement lors de la « cérémonie des visages » qu’il peut être retiré. Si Miya est belle elle ira alors vivre à la cour, si elle est laide, elle vivra avec les Sans-Visages, recluse dans la forêt.

L’autrice créé un univers complet avec une société hiérarchisée, des règles forçant les habitants à vivre selon des codes stricts, des interdictions telles qu’ils sont obligés, en plus du masque, d’avoir des injections pour anéantir toutes sortes de sentiments pour vivre en paix. Le mot d’ordre étant de ne pas faire de vagues, jamais. D’obéir, toujours.

Mais voilà, parfois on peut vouloir masquer la nature humaine, on peut vouloir anéantir les émotions et les ressentis, on peut aussi vouloir conditionner la vie selon certains codes drastiques extérieurs, s’il y a, un tant soit peu, une once de petite flamme de vie vacillante enfouie au fond de soi, alors la vie reprend immanquablement ses droits. On se souvient alors de qui on a été et la machine est lancée. Le processus de prise de conscience de Miya est très bien décrit dans le roman. Elle me fait penser à une fleur de lotus parce qu’il éclos alors que ses racines sont enfouies dans la vase. Miya me fait penser à cette fleur qui va se déployer, apprendre à vivre, à ressentir, à aimer, dans un monde où on lui a appris à se taire, à ne plus ressentir et à désaimer.

Evidemment le système de masque pose aussi la question de la beauté extérieure et intérieure d’une personne, du jugement sur l’apparence et des associations qu’on en fait. La beauté est-elle obligatoirement associée à la gentillesse? ou à la superficialité? La laideur à une âme noire ? ou à la méfiance? Si c’était aussi simple…

Un vrai pari réussi pour ce dystopie mêlant révolte, amour, morale et… une chute finale inattendue! J’attends maintenant le tome deux avec impatience!

Merci à Carole Cerruti pour m’avoir permis de me plonger dans le monde surprenant de son héroïne.

« Nous n’étions que des enfants » de Rachel Jedinak

enfants.jpg

je recommande

Résumé :

« Pendant longtemps, pour se souvenir des nombreux enfants qui n’ont pas pu grandir, il n’y avait rien. Rien pour dire qu’ils avaient été tués parce que nés juifs, ni même pour dire qu’ils avaient vécu, qu’ils avaient ri, joué et pleuré… Comme s’ils n’avaient jamais été là. »

Rachel Jedinak a survécu à la première rafle du Vél’d’Hiv, en juillet 1942. Ses voisins, ses cousines ou ses camarades de classes, eux, n’ont pas eu sa chance. Après s’être battue pendant des années pour faire apposer, dans les écoles, collèges et lycées, des plaques aux noms de ces élèves oubliés, elle leur rend ici un dernier hommage.
Dans ce récit, tendre et délicat, elle raconte les parties interminables d’osselets sur les trottoirs, puis les camarades de classe qu’on regarde jouer dans le jardin public où l’on n’a plus le droit d’entrer. Et enfin, les traques, les rafles, les petits qui hurlent de chaud dans la Bellevilloise puis la fuite. Rachel Jedinak nous dit finalement la guerre de la plus universelle des langues : celle des enfants.

Mon avis :

Rachel Jedinak a eu le malheur de naître juive à une époque où la haine à leur égard ne faisait que grandir. Ce petit bout de fille, n’a que 5 ans lorsque la deuxième Guerre Mondiale éclate. Par ses origines, elle va être stigmatisée. Elle va alors connaître la peur, l’indignation et l’effroi dans le regard de ses parents, la police qui vient chercher son père et qu’elle ne reverra jamais, la rafle du Vel’ d’Hiv dont elle arrive à s’enfuir avec sa sœur, laissant sa mère qui se sacrifiera pour elles. Elle connaîtra la faim, les vêtements trop grands, l’orphelinat, l’humiliation, l’espoir aussi de penser ses proches encore vivants, mais aussi la bienveillance des Justes, la libération et désormais cette soif intense de parler.

Rachel s’est tue pendant des décennies essayant de se reconstruire et de reconstruire une famille à la place de celle qu’on lui a enlevée. Et puis un jour, face aux questions de son petit-fils, elle a décidé de partager pour que les générations futures n’oublient pas. Elle va dans les écoles témoigner pour leur raconter l’indicible mais aussi éveiller leurs conscience et vigilance. Car qui mieux qu’elle peut savoir qu’une nation peut basculer dans la haine de son propre voisin si celui-ci est un tant soit peu différent.

Ce fut une lecture facile car l’écriture est fluide. Rachel Jedinak passe du présent au passé et inversement de façon récurrente. Cela peut parfois un peu déstabiliser mais c’est un détail. C’est une livre sur la guerre certes, mais raconté à travers les yeux d’enfant de l’autrice. Tout y est décrit de façon simple mais tellement percutante.

« Je me souviens que nous croisions les premiers passants sur les trottoirs. Ils nous regardaient, ils observaient les centaines de juifs qu’on emmenait. Certains riaient comme des diables, nous pointaient du doigt, nous disaient que c’était bien fait.

Puis il y avait les autres. Je vois encore cette dame qui pleurait, tenant dans sa main la petite croix accrochée à son cou. Je distingue encore cet homme, la main sur la bouche de stupeur.

J’avais huit ans, mais j’ai compris que les parisiens n’étaient pas tous d’accord quant à notre sort. »

Je remercie les Éditions Fayard de m’avoir permis de découvrir ce livre.

Le p’tit plus :

Rachel Jedinak a 84 ans. Elle préside le comité Tlemcen qui, depuis plus de vingt ans, se bat pour le souvenir des enfants disparus.

« Si belle mais si morte » de Rosa Mogliasso

morte.jpg

correct

Résumé :

Un chemin sur la berge d’un fleuve. Ils sont nombreux à l’emprunter chaque matin : une jeune femme y promène son chien, un couple de lycéens s’y cache pour sécher les cours, un clochard y traîne sa folie, un jeune boulanger aime y méditer.

Mais ce jour-là, au bord de l’eau, une femme aux escarpins rouges est allongée. Morte.

Tous passeront devant elle, tous la verront, aucun n’interviendra. Personne n’appellera la police, personne n’en parlera. Ils ont tous d’excellentes raisons de l’ignorer et de tenter de se convaincre qu’un autre s’en chargera.

Mais il n’est pas si facile de vivre avec cette lâcheté, cette indifférence, cet égoïsme. Chez chacun d’eux, la confrontation avec la belle morte causera un séisme intime. Et leur vie s’en trouvera radicalement changée.

Mon avis :

Un roman court (130 pages) et efficace. La découverte d’un cadavre, d’une magnifique femme, certes, mais morte.  Et les conséquences que cela engendre chez les 5 personnages qui vont croiser son corps. Le silence. Ne surtout pas avertir la police. Chacun a ses propres raisons et pour certains on en reste les bras ballants !

J’ai d’ailleurs apprécié cet humour noir et sarcastique, le superficiel qui s’entrechoque avec la dure réalité et le final qui en découle. Je ne m’attendais absolument pas à cela.

Je suis tout de même restée un peu sur ma faim. L’autrice tenait de bons personnages aux caractères atypiques qui auraient pu être largement plus exploités. J’aurais aimé en lire un peu plus dans ce registre de second degré décalé. Le final en aurait été que plus savoureux.

Lu dans le cadre du jury du Meilleur Polar des Editions Points 2018.