« Une femme » d’Anne Delbée

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j'ai adoré

Résumé :

Sœur aînée de l’écrivain Paul Claudel, Camille a connu, en tant que femme et en tant qu’artiste, un destin hors du commun.

A la fin du siècle dernier, une jeune fille de dix-sept ans qui veut être sculpteur, c’est inconcevable, voire scandaleux. Or, Camille se lance dans l’aventure à corps perdu, avec l’enthousiasme et la farouche volonté qui la caractérisent. Jusqu’au jour de 1883 où elle rencontre Auguste Rodin. Le Maître accepte de la prendre comme élève; bientôt il deviendra son amant. Suivent quinze années d’une liaison passionnée et orageuse d’où Camille sortira épuisée et vaincue…

Elle mourra en 1943 à l’asile de Montdevergues, près d’Avignon, après un terrible internement qui aura duré trente ans, laissant au jugement de la postérité une œuvre considérable, d’une rare puissance et d’une originalité visionnaire.

Mon avis : 

Ce n’est pas franchement une surprise : j’ai adoré ce roman. Au delà de l’histoire d’amour que Camille a entretenu avec Rodin, son maître, l’auteure nous en apprend beaucoup sur les relations que Camille entretenait avec ses proches. Sa mère qui la détestait depuis sa naissance, son père qui l’adorait, son frère avec qui elle partageait cet amour pour l’art, sa sœur dont tout l’oppose et qui n’attend que le mariage…

Clairement cette haine que sa mère lui portait a créé de véritables failles dans la construction affective de Camille. Rodin s’y est engouffré et la passion qui a unie ses deux-là a été d’une destruction sans limite. Le scandale : Rodin est marié. Camille a 19 ans, lui 42. A cela s’ajoute une fausse couche qu’elle subira à 6 mois de grossesse, seule, isolée au Château de l’Islette (en Touraine) par Rodin qui voulait taire cette grossesse au tout Paris. Elle ne s’en remettra jamais et rompra avec Rodin juste après. Camille aimée, rejetée, calomniée, brisée mais Camille au génie pur.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le génie absolu en matière de sculpture. Cette patte reconnaissable entre tous à l’époque. Sa condition de femme sera toute sa vie un obstacle à sa création. On la rejette…puis recommandée par Rodin, on l’encense. Après leur rupture, on l’oublie. On lui commande des bustes mais on ne la paye pas. Ce n’est qu’une femme après tout. Vivant seule, honte suprême, Camille s’enfonce dans la dépression et la paranoïa. Elle est endettée, vit dans une misère effroyable, fugue la nuit. Sa famille la fait interner contre son gré durant 30 ans. Sa mère et sa sœur ne la visiteront jamais. Son frère 12 fois en 30 ans…

Le livre est parsemée d’extraits de lettres poignantes que Camille envoi à son frère depuis l’asile. Je ne peux m’empêcher de penser que ce sont les lettres d’une femme lucide…Je ne peux m’empêcher de me dire que si Camille avait vécu à notre époque, un diagnostic de dépression lié à toutes les épreuves que la vie lui a fait subir aurait été posé et elle aurait pu s’en sortir avec un traitement et une thérapie…en 1913, on interne tout simplement…pendant 30 ans…jusqu’à ce que la mort veuille bien venir vous chercher…

Enfin, j’ai adoré dans ce livre la façon dont les œuvres de Rodin et Camille sont expliquées, remises dans leurs contextes historiques. Elles prennent alors une toute autre dimension.

Le p’tit plus : 

Quelques photos de Camille et de ses œuvres notamment « La petite châtelaine » (Fille des propriétaire du Château de l’Islette qui l’a aidé à se remettre de sa fausse couche en s’intéressant au dessin), « les Causeuses  » en jade, et « l’Age mûr ».

 

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« l’Atelier des souvenirs » d’Anne Idoux-Thivet

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Résumé :

Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !

Mon avis :

Ce  roman m’a vite embarqué dans les aventures d’Alice qui, après de hautes études et ne trouvant aucun poste à se mettre sous la dent, décide de proposer des ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite.

Elle fait alors la rencontre de p’tits vieux attendrissants et hauts en couleurs. Et on se plonge avec délice dans leurs souvenirs tellement empreints de nostalgie. On s’aperçoit alors du pouvoir thérapeutique de l’écriture. Ecrire apaise. Ecrire répare les failles. Les ateliers s’étendent ensuite aux enfants de l’école primaire du village et les relations intergénérationnelles se mettent en place au sein de ce petit village.

On suit également l’intrigue qui se tisse autour de la vie sentimentale d’Alice ainsi que de celle de Chloé, son amie. Bref, de bons éléments pour un bon roman sauf que…je n’ai pas accroché plus que ça. Vers la moitié du roman j’ai commencé à m’ennuyer ferme. La plume de l’auteure est pourtant agréable, mais il y a des longueurs et je commençais vraiment à tourner en rond entre les ateliers d’écriture et …les ateliers d’écriture (même si j’ai trouvé ça super original au début, au bout d’un moment, ça devenait à mon goût  vraiment redondant ). L’intrigue amoureuse ne pas emballée plus que ça. C’est mignon, assez improbable et on voit la fin arriver de très loin.

Le pari est tout de même réussi de nous donner une vision positive des maisons de retraite et du quatrième âge. Et ça, ce n’était pas gagné!

Je remercie Net Galley et les Edition Michel Lafon de m’avoir permis de découvrir ce roman

Les p’tits plus :

Agrégée d’histoire, Anne Idoux-Thivet est l’auteure d’un témoignage intitulé Écouter l’autisme, paru en 2009 aux éditions Autrement. L’Atelier des souvenirs est son premier roman.

« Y aura-t-il trop de neige à Noël » de la TeamRomCom

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je recommande

Résumé :

12 nouvelles drôles et romantiques pour un Noël magique ! C’est le soir du réveillon. Catherine a oublié le brie aux truffes, Valentine est coincée dans la cabine d’essayage d’un grand magasin, déguisée en mère Noël. Pauline déprime en Toscane, seule et célibataire. À New York, le Dr Sam Miller se rend à un énième rencard de Noël organisé par sa soeur Imogene. Nina se retrouve enfermée chez elle, sous les toits de Montmartre, avec un inconnu et Audrey est en garde à vue pour avoir manifesté contre un abattoir. Tous ces personnages ont un point commun : malgré les apparences, ils vont passer le réveillon le plus féerique de leur vie ! Êtes-vous prêt pour un Noël 100 % comédie, 100 % romantique, 100 % magique ?

Mon avis :

Un vrai petit moment de détente aussi délicieux que de regarder Bridget Jones ou Love Actually sous mon plaid avec ma tasse de thé lors des longues soirées d’hiver!

J’ai retrouvé avec grand plaisir les plumes de Sophie Henrionnet et de Marie Vareille que j’aime toujours autant et qui ont su encore une fois me faire rire avec leurs personnages et leurs péripéties. Une belle découverte également pour les 4 autres auteures (Tonie Behar, Adèle Bréau, Marianne Levy et Isabelle Alexis) que je ne connaissais pas avant de me plonger dans ce recueil de nouvelles.

Ca se lit facilement, c’est de la pure distraction avec la petite touche de romantisme qui va bien.

Bref, c’est ce à quoi je m’attendais en achetant ce livre et c’est idéal pour les soirées post « journées-de-dingue-au-boulot ».

« Le couple d’à côté » de Shari Lapena

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Résumé :

Ne vous fiez pas au bonheur de façade…

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Mon avis :

Je n’ai pas été franchement emballée par ce thriller. Pourtant, dès le départ, la tournure des évènements et la pression qui en découlent sont prometteurs. Mais très vite, je me suis lassée des rebondissements qui n’en finissent plus.

Dès le départ j’avais une idée très précise de qui avait manigancé l’enlèvement. Le mobile aussi était évident. Alors évidement les petits mensonges qui viennent se rajouter à l’intrigue initiale mettent un peu de piment mais j’ai trouvé ça assez fade dans l’ensemble.

J’avoue que j’ai eu du mal à finir le dernier tiers tellement les « psychotages » intensifs des personnages deviennent redondants. On a vraiment l’impression de tourner en rond et cela m’a un peu ennuyé.

Et dernière chose qui m’a dérangé : la narration. Je ne sais pas si c’est un problème de traduction mais il y avait clairement des tournures de phrases ou des utilisations de temps qui n’allaient pas…ça m’a parfois fortement contrarié pendant ma lecture.

Bref, un thriller avec une intrigue vu et revu. Pas mauvais mais pas inoubliable…

Je remercie Net Galley et les Editions Presse de la Cité de m’avoir permis de lire ce roman.

 

« Entre deux mondes » d’Olivier Norek

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coup de coeur

Résumé : 

« Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences. »

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Mon avis :

Premier coup de cœur de l’année!  Ce livre m’a totalement bouleversé. Au plus profond de moi…c’est rare et précieux. Ce livre ne peut pas laisser indemne…

C’est l’histoire d’Adam, syrien, militaire qui lutte contre Daesch  mais aussi contre son propre gouvernement qui est dirigé d’une main de fer par Bachar el-Assad. Sur le point de se faire prendre pour trahison et pensant que sa famille court un danger, il fait partir sa femme Nora et sa fille Maya du pays avec pour mission de rejoindre Calais, là où il y a un campement qui s’appelle « la Jungle ».

Adam rejoint « la Jungle » quelques semaines plus tard mais ne retrouve ni sa femme ni sa fille…

Et puis c’est l’histoire de Bastien, jeune lieutenant arrivé sur Calais sur sa demande pour raison familiale. Bastien qui découvre cette ville, sa jungle et ses 10 000 « habitants », cette zone de non-droit complètement hallucinante où le statut de « réfugiés potentiels » lui est simplement expliquée par ces quelques mots :

« Cherchez pas, ça n’existe nulle par ailleurs et dans aucun texte de loi. C’est du fait maison Calais, spécialité locale. En gros avec ce statut de bâtard, on ne peut pas les interpeller. Logique, si on refuse de les intégrer à la France ce n’est pas pour les faire rentrer dans le système judiciaire. Mais on ne leur donne pas la qualité complète de réfugiés, sinon il faudrait s’en occuper. Donc avec cette appellation de réfugiés potentiels, ni on ne les arrête, ni on ne les aide. On les laisse juste moisir tranquilles en espérant qu’ils partiront d’eux mêmes. »

« Les migrants fuient un pays en guerre vers lequel on ne peut décemment pas les renvoyer, mais de l’autre côté, on les empêche d’aller là où ils veulent. C’est une situation de blocage. »

« Comme bloqués entre deux mondes. »

Voilà. Et c’est à partir de ce moment là que l’auteur nous embarque dans « la Jungle » et l’histoire d’Adam, de Kalini (mon dieu, l’histoire de ce gosse…), d’Ousmane…

Dès le départ, Olivier Norek nous interpelle : « Face à la violence de la réalité, je n’ai pas osé inventer. » Tout ce qu’il raconte est vrai car il a été à la rencontre de ces hommes et ces femmes qui ont accepté de se livrer. Et c’est bien ça qui secoue au plus profond de notre être.

Comme le dit la fille de Bastien à un moment du roman , « on a 208 fois plus de chances de gagner au Loto que de naître en bonne santé, dans un pays démocratique et en paix, avec un toit sur la tête« . Ces « migrants » sont juste des personnes qui n’ont pas eux notre chance. Ils fuient des conditions de vie horribles, la violence, la guerre, la prostitution, le marchandage d’enfants, la torture, les bombes…Que ferions nous à leurs places?

Alors bien sûr ils ne sont pas tous bons. Vous le verrez dans le livre. Comme partout il y a des pourritures, des profiteurs, des pervers, des assassins…mais il y a aussi et surtout des familles déchirées, des enfants traumatisés, des mères qui protègent, des maris qui se sacrifient. Des êtres humains anéantis et pourtant plein d’espoir vers un monde meilleur.

Ce livre est , par les horreurs qu’il racontent, très sombre, mais il est aussi plein d’espoir. Parce que, malgré tout, il reste des gens qui y croient et qui ne voient devant eux qu’un enfant à aider, une âme à sauver…Comme le dit si bien Manon, la femme de Bastien : « C’est facile d’oublier quand ça passe aux infos, mais quand ça débarque dans ton propre salon? »…

Et comme le dit si bien Bastien, devant ce choix qu’il aura à faire : « A la fin il faudra regarder tout ce qu’on a accepté de faire. Et ce jour là, je refuse d’avoir honte ».

Bien sur, on ne peut pas aider tout le monde, bien sur on ne peut pas tout révolutionner. Je suis la première à admettre que même si j’avais entendu parler de cette Jungle à la télévision, je ne me suis pas vraiment penchée sur le sujet. Je ne m’étais pas sentie concernée réellement, même si j’ai toujours soutenue aux discours racistes que j’entendais, que ces gens restaient des êtres humaines à aider. Mais j’avoue mon ignorance quant à leurs réelles conditions de vie dans ces campements de fortune, sur leurs statut de réfugiés potentiels, sur leur abandon total. Je ne savais pas.

Quand j’ai refermé le livre, j’avais le cœur en charpie. J’ai eu honte de mon propre pays. De ce gouvernement qui a un master un autruche. Comme j’ai honte quand je marche dans les rues de ma ville et que je vois des gens dormir dans la rue. Comme j’ai honte quand je vois comment fonctionne la justice de mon pays. Comme j’ai honte quand je vois les piètres conditions de travail de la police (bien expliqué dans le livre d’ailleurs avec une phrase que j’ai adoré « Tant que les décisions seront prises par des gens qui ne connaissent rien à notre boulot, c’est le genre de conneries qu’on devra supporter… »…)

Mais quand j’ai refermé le livre, j’ai eu aussi une foi immense en une certaine humanité qui est revenue puissance mille.

Il n’y a aucun parti pris dans ce livre, pas de manichéisme. C’est bien là où se trouve le génie d’Olivier Norek. Il nous incite juste à nous poser les bonnes questions avec sa plume extraordinaire et juste. Magistral! Merci Monsieur Norek.

 

Les p’tits plus :

Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis lieutenant à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 depuis dix-huit ans, Olivier Norek est l’auteur de trois romans largement salués par la critique et traduits dans plusieurs pays, ainsi que le lauréat de nombreux prix littéraires. Après Code 93, Territoires et Surtensions, il nous invite dans un monde Entre deux mondes que nul ne peut imaginer, où se rencontrent deux inspecteurs que tout semble opposer et qui devront unir leurs forces pour sauver un enfant.

 

« Ayurveda pour tous » de Stéphanie Marie

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je recommande

Résumé :

Une initiation en douceur à l’ayurvéda, point de départ d’une transformation profonde, à suivre à votre rythme. Selon la philosophie de l’ayurvéda médecine indienne ancestrale , notre bien-être, notre santé et notre longévité dépendent de notre hygiène de vie, physique et mentale. L’harmonisation des trois  » piliers  » que sont la nutrition, le mode de vie et l’environnement permet de renforcer nos défenses immunitaires, de libérer nos tensions physiques et émotionnelles, de prévenir la maladie et d’entretenir la paix et la joie intérieure. Stéphanie Marie nous guide pas à pas pour nous faire découvrir toute la grandeur et la puissance de l’ayurvéda, thérapie tout autant qu’art de vivre. Elle nous aide à déterminer notre profil ayurvédique grâce à des tests, puis nous invite à entrer progressivement dans une  » routine  » quotidienne, simple, accessible et adaptée à notre mode de vie occidental : explications claires et détaillées, conseils pratiques, listes d’aliments (à privilégier ou à éviter), menus, recettes, exercices de respiration… Cette pratique permet de vivre mieux et plus longtemps. En favorisant la prise de conscience de notre état de santé et de notre corps, elle constitue un véritable chemin de découverte de soi.

Mon avis :

Première fois que je vais au bout d’un livre dans ce genre. D’habitude je lis des pages comme ça, je picore des idées puis j’abandonne. Mais là j’ai trouvé ce livre hyper ludique, les tests nous permettent de mieux connaître notre nature doshique (vita, pitta ou kapha) et de régler votre vie en fonction.

Selon votre nature, l’ayurveda, médecine ancestrale indienne, nous recommande une certaine alimentation qui est la première médecine de notre corps, certaines activités, de vivre en harmonie avec notre entourage (apprentissage du pardon), avec la nature ( respecter la vie, d’où le végétarisme en Inde), il informe aussi de ce qui peut équilibrer ou déséquilibrer notre nature et provoquer des dérèglements (stress, maladies, agressivité…).

Bref c’est une médecine qui ne soigne pas uniquement le symptôme, comme en occident, mais qui prévient et prend en compte tous les éléments de notre vie. C’est un complément idéal à la pratique du yoga et cela m’a permis d’avoir des astuces supplémentaires même si j’ai de bonnes bases ( alimentation végétarienne et compatible avec ma nature doshique et activités piles dans ce qu’il me faut avec le Qi Gong, la méditation et le yoga). En résumé, un bon petit manuel pour débuter, très visuel, pratique, ludique et bien documenté. Il y a même des petites recettes ayurvédiques à la fin pour les petits mots de l’hiver. Idéal!!!

 

« Les Loyautés » de Delphine de Vigan

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correctRésumé :

Les destins croisés de quatre personnages : Théo, enfant de parents divorcés ; Mathis, son ami, qu’il entraîne sur des terrains dangereux ; Hélène, professeure de collège à l’enfance violentée, qui s’inquiète pour Théo ; Cécile, la mère de Mathis, qui voit son équilibre familial vaciller. Une exploration des loyautés qui les unissent ou les enchaînent les uns aux autres.

Mon avis :

Ce roman se lit d’une traite. Le rythme est soutenu, la plume de Delphine de Vigan est toujours aussi addictive. J’ai englouti ce roman où l’on se glisse dans la peau d’un des 4 protagonistes à chaque chapitre. Nous sommes à la fois Hélène, prof de SVT, ancienne enfant maltraité et qui sent et ressent les autres enfants qui traverse ça.

«  J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas.»

Théo, 12 ans, c’est justement le gamin qu’elle va repérer. Enfant unique, trimballé entre une garde alternée qui le détruit entre une mère mal aimante et un père dépressif . Il trouve refuge dans l’alcool pour noyer son chagrin. Il se prend d’amitié pour Mathis, issu d’une famille en apparence stable et va l’entrainer dans sa spirale infernale. Et enfin Cécile, la mère de Mathis. Femme au foyer avec un lourd passé qui se démène dans son couple entre les mensonges et les apparences.

Jusque là tout va bien. L’histoire est vraiment prenante et pose de vraies questions : Pourquoi agit-on par loyauté envers quelqu’un ? Et quelles en sont les conséquences dans notre vie professionnelle ou privée ?

« Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants –, ce sont des promesses que nous avons murmurées ou dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires. »

Mais la fin…et bien en fait, je vais être honnête car j’essaye de toujours de l’être dans mes retours de lectures…j’ai cherché partout le prochain chapitre! Une suite! Quelque chose!  Mais rien! J’ai même été voir sur internet le nombre de pages persuadée que j’avais une version incomplète…(le roman est très court : 200 pages). Pour moi, ça se termine de façon tellement abrupte que je suis restée comme deux ronds de flan! J’aurais aimé que le livre continue et que l’analyse aille plus loin, nous interpelle encore plus, mais j’ai trouvé ça vraiment trop simple de nous laisser en plan comme ça. J’avais adoré « D’après une histoire vrai » que j’avais trouvé excellent, mais là…je suis peut-être passée à côté de quelque chose hein, je ne dis pas, mais j’avoue, je suis restée hyper mitigée quand j’ai reposé ma liseuse. Et ce dernier sentiment négatif a malheureusement pris le dessus sur le sentiment globalement positif de ma lecture que j’avais vraiment apprécié dès les premières pages. Dommage, Delphine de Vigan a une plume tellement particulière et merveilleuse que j’aurais aimé continuer encore plus ma lecture.

Je remercie Net Galley et les Editions JC Lattès de m’avoir permis de découvrir ce roman.

Les p’tits plus :

Delphine de Vigan est notamment l’auteur de No et moi, des Heures souterraines, de Rien ne s’oppose à la nuit. Son dernier roman, D’après une histoire vraie (2015), a obtenu les prix Renaudot et Goncourt des lycéens, et a été adapté au cinéma par Roman Polanski.
Ses livres sont traduits dans le monde entier.

« Miss Cyclone » de Laurence Perrin

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coup de coeur

Résumé :

Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin
à toutes les deux en sera changé à jamais.

Mon avis :

C’est l’histoire d’une amitié. Celle d’Angéla, petit brune voluptueuse d’origine Italienne et de June, grande blonde sylphide d’origine hollandaise. L’une habite un HLM avec sa mère qui l’élève seule et est fiancée depuis toujours à Nick, son voisin. L’autre réside dans un lotissement privé pour gens particulièrement aisés et papillonne…Tout les oppose, mais pourtant elles sont inséparables. Puis vient la rencontre avec Adam et Margaret, deux adolescents de Manhattan, riches et un brin rebelles…Le destin va lier ces cinq là à jamais.

Le roman retrace 4 moments forts de l’histoire d’Angéla, June, Nick, Adam et Margaret a travers 4 faits marquants New Yorkais : la mort de John Lennon, l’ouragan Bob, l’affaire Lewinski et le 11 septembre 2001. On passe alors à travers leurs vies d’adolescent(e)s, puis d’adultes, leurs choix, leurs secrets et les conséquences qui en découlent.

Ce n’est pas simplement un livre sur l’amitié ou l’amour. C’est bien plus que cela.

Il est vrai que l’on va suivre plus particulièrement Angéla dans ce roman mais tous les autres personnages ont leurs importances. J’ai eu une réelle tendresse pour Adam qui m’a tellement touché…Tous les personnages sont complexes. C’est déjà ce que j’avais aimé dans « La drôle de vie de Zelda Zonk ». Rien n’est ni blanc ni noir. Les personnages de Laurence Peyrin sont tellement humains que l’on a du mal à les juger. Il sont comme nous finalement, ils font se qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

Même si l’on navigue à travers certains non-dit et des thèmes forts tels que la grossesse, le viol, l’adultère (tiens tiens de nouveau…), le non désir d’enfant, rien de fantasque dans l’intrigue, malgré cela j’ai ressenti un message tellement fort à la fin de cette lecture : Nous sommes nos choix (merci Monsieur Sartre). Notre vie est celle que l’on en fait. Ne restons pas sur des regrets de l’avoir vu défiler sans en avoir pris les rennes.

Angéla est, dès son début de vie d’adulte, confrontée au non-choix, au poids de la fatalité, au point d’en oublier ses désirs les plus profonds. Puis plus les évènements et la vie passent, et plus elle va s’élever et grandir, puis bousculer tous les codes dans lesquels elle s’était elle-même enfermés. On assiste à la naissance d’une femme qui s’affirme, et qui prend son envol au rythme de ses prises de conscience. Mon dieu que la fin du livre est belle malgré la tragédie qui reste sous jacente. Comme je me suis sentie apaisée de savoir que chacun avait enfin trouvé sa place.

Vous penserez ce que vous voulez de June. Moi je trouve que voulu ou pas, le plus beau cadeau qu’elle a donné à son amie, c’est la liberté de vivre. Et cela m’a profondément émue.

L’écriture de Laurence Peyrin est toujours aussi fluide et empreinte d’une sensibilité telle qu’il m’a fallu un petit temps pour digérer ce que je venais de lire. J’ai eu l’impression d’être emmenée par la plume de l’auteur exactement là où elle avait prévu de m’emmener, avec simplicité et délicatesse, et je me suis retrouvée happée par des émotions auxquelles je n’étais pas préparée. Que ça fait du bien de lâcher prise !

Les P’tits plus :

Laurence Peyrin a été journaliste de presse pendant 20 ans. Mère de six enfants pour la plupart adolescents, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège, aux voyages et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie.

Elle obtient le prix des maisons de la Presse en 2015 avec « La Drôle de vie de Zelda Zonk »

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« Les yeux de Sophie » de Jojo Moyes

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je recommande

Résumé :

L’amour fou a son visage.
« J’ai cru que c’était la fin du monde. J’ai cru que rien de bon ne pourrait plus m’arriver. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne voulais plus voir personne. Mais j’ai survécu. Contre toute attente, j’ai fini par surmonter l’insurmontable et, petit à petit, la vie m’a paru vivable. »
Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe aux mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où résident le nouveau commandant et ses hommes. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, naît une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.
Un siècle plus tard, à Londres, Liv reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari avant de recueillir son dernier soupir. Sa vie est bouleversée lorsqu’une rencontre de hasard lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau.

Mon avis :

Encore un très beau roman de Jojo Moyes dont on reconnaît la plume sensible et pleine d’émotion. On plonge dès le début du roman dans l’univers chaotique de la première guerre mondiale. Sophie gère avec sa sœur Hélène, le restaurant « Le Coq Rouge » dans un petit village français occupé par les Allemands. Son mari Édouard, peintre et élève de Matisse est parti au front. Elle est, depuis son départ, une âme qui survit entre la faim, les dénonciations et la peur des Allemands qui ont réquisitionnés son restaurant. Seul le portrait qu’Edouard à fait d’elle lui rappelle sa vie d’avant et lui donne cette force de croire qu’un jour ils seront de nouveau réunis.
Puis il y a Heer Kommandant, cet allemand sensible à l’art et surtout à ce portrait. Alors va germer une idée folle dans la tête de Sophie…

J’ai adoré cette première partie où l’auteure nous emmène dans cette France rurale pendant cette période noire et effrayante qui est particulièrement bien racontée. Je me suis prise d’affection pour Sophie, sa force de caractère, son envie d’y croire coûte que coûte et sa détermination. Je me suis mise à la place de ces femmes qui ont continué à faire tourner les villages malgré la peur au ventre et qui risquaient leurs vies pour leurs convictions. Respect.
La deuxième partie du roman nous fait faire un bond en 2006. Liv, jeune veuve de 30 ans, ressasse la perte de son époux depuis 4 ans. Elle vit dans son passé, dans cette maison qui a hébergé leur amour et ne cesse d’admirer cette peinture que lui a offert son époux pour son mariage, « Les yeux de Sophie »…
Cette deuxième partie a été un peu moins addictive pour moi mais j’ai tout de même aimé l’intrigue et l’enquête qui se trament autour de ce tableau ainsi que l’histoire d’amour qui se tisse en parallèle avec Paul. Ben oui forcément sinon il manque un truc! J’avoue, j’ai trouvé ça un petit peu prévisible…et puis au début, j’ai un peu moins accroché avec Liv que j’ai trouvé particulièrement entêtée mais qui finalement montre la même détermination que Sophie des années plus tôt…quand on perd la personne à qui l’ont tient le plus au monde, comment réagirions nous finalement?

Un grand merci à Net Galley et au Editions Milady pour m’avoir permis de découvrir ce superbe roman.

Les p’tits plus : 

Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle a travaillé à la rédaction de l’Independent pendant dix ans avant de se consacrer à l’écriture. Ses romans ont été salués unanimement par la critique et lui ont déjà valu de nombreuses récompenses littéraires. Elle vit en Angleterre, dans l’Essex, avec son mari et ses trois enfants.

L’auteur : ses parutions, son instagram

jojo

« Mange, prie, aime » d’Elizabeth Gilbert

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j'ai adoré

Résumé :

À trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction…
S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde.
À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie !
En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…

Mon avis :

Je n’irai pas jusqu’au coup de cœur pour ce roman mais j’ai vraiment adoré le lire. En plus de voyager, il nous emmène dans une quête spirituelle très intéressante de l’auteur. Mais revenons au départ, Début des années 2000, Elizabeth est mariée et vit à New York une vie…normale entre son boulot, ses amis et son couple…puis vient la crise existentielle, le sentiment d’être à part, de ne pas vouloir d’enfant dans cette société normalisée, un divorce, long, pénible, une relation pansement destructrice par dessus, une dépression, des envies de suicide…Elizabeth prend alors une décision ultime . Elle ira à la recherche d’elle même pendant 1 an à travers un voyage initiatique.

D’abord l’Italie pour retrouver le plaisir.

L’Inde pour apprendre à se trouver dans la méditation.

Puis Bali où elle retrouve l’apaisement et l’amour.

J’ai adoré la partie Italie et Bali, ils se lisent tout seuls et sont remplis de bien-être. La partie Inde est par contre plus difficile à lire. Pas dans le sens où la plume est indigeste. Non. Plus dans le sens où l’on se rend bien compte que l’auteure à rencontré beaucoup de difficultés à se recentrer sur elle même, à évacuer sa colère, à pardonner et se pardonner. 4 mois intenses mais salvateurs.

Ce qui m’a fait plaisir c est qu’avant de commencer le roman j’avais fait des rechercher sur Elizabeth Gilbert et durant toute ma lecture je l’ai imaginé, elle, et pas Julia Roberts. Parce que ce n’est pas évident quand on a déjà vu le film avant…et c’est là que je vois à quel point le film est insipide par rapport au roman. C’est hallucinant à quel point il est tronqué et édulcoré ! Quel dommage!!!

Juste un petit bémol pour ce roman qui m’empêche de le mettre dans les coup de cœur. Évidemment ce roman a été beaucoup lu, il a déclenché des passions, il donne envie de se recentrer…mais j’ai envie de vous dire…c’est quand même plus facile de faire un voyage d’un an quand tu as les moyens financiers…Elizabeth en parle d’ailleurs dans le roman et en est consciente. Il faut pouvoir partir un an sans travailler…ça reste un roman riche d’éléments philosophiques, psychologiques et religieux. ☺️

« Les gens pensent qu’une âme sœur est leur association parfaite, et tout le monde lui court après. En fait, l’âme sœur, la vraie, est un miroir, c’est la personne qui te montre tout ce qui t’entrave, qui t’amène à te contempler toi-même afin que tu puisses changer des choses dans ta vie. « 

« Je ne cesse de me remémorer un des enseignements de mon guru à propos du bonheur. Elle dit que les gens, universellement, ont tendance à penser que le bonheur est un coup de chance, un état qui leur tombera peut être dessus sans crier gare, comme le beau temps? Mais le bonheur ne marche pas ainsi. Il est la conséquence d’un effort personnel. On se bat, on lutte pour le trouver, on le traque, et même parfois jusqu’au bout du monde. Chacun doit s’activer pour faire advenir les manifestations de sa grâce. Et une fois qu’on atteint cet état de bonheur, on doit le faire perdurer sans jamais céder à la négligence, on doit fournir un formidable effort et nager sans relâche dans ce bonheur, toujours plus haut, pour flotter sur ses crêtes. Sinon ce contentement s’échappera de vous, goutte à goutte. »

 

Les p’tits plus :

Elizabeth Gilbert : son Instagram, ses parutions

« Mange, prie, aim »e a été adapté au cinéma en 2010 avec dans le rôle d’Elizabeth Gilbert, Julia Roberts.

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