Interview

Les confidences de Soazig Leblanc

Il y a quelques semaines je vous partageais mon avis sur le dernier roman de Soazig Leblanc, « Et puis recommencer… ». J’avais envie d’en savoir plus : sur son parcours, sa passion pour l’écriture, ses petites habitudes…

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes installées autour de quelques crêpes virtuelles et d’une bolée de cidre pour papoter ensemble !

Vous me suivez ? Je vous embarque en Bretagne, à Nantes (si, si c’est en Bretagne, on a eu une longue discussion avec Soazig et nous sommes arrivées à une évidence : Nantes est en Bretagne et on dit « pain au chocolat » ! (on est d’accord que le terme chocolatine est une hérésie !)

Bref, retournons à nos moutons nantais…

Bonjour Soazig, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour Amélie, je m’appelle Soazig Leblanc, je suis auteure indépendante et j’ai publié 4 romans.

D’où te vient cette envie d’écrire ? Depuis quand poses-tu des mots sur le papier ?

Cette envie d’écrire date du collège, il me semble. Je suis une (très) grande sensible, ça a toujours pris beaucoup de place dans mon cœur et dans mon corps. Ecrire a toujours été un moyen de déposer mes émotions, de me soulager d’un poids. Et également de laisser libre cours à mon imagination après avoir arrêté de jouer aux Playmobils et aux Barbies, il faut bien l’avouer !

Ton dernier roman « Et puis recommencer… » parle de la renaissance d’une femme après une histoire d’amour douloureuse. Peux-tu nous expliquer comment cette histoire a vu le jour dans ton esprit ?

Je crois qu’il y a énormément de femmes qui ouvrent un jour les yeux sur ce qu’auraient pu être leurs vies si elles avaient pris des décisions différentes. Être maman nous fait parfois croire que notre vie de femme est entre parenthèses parce que notre priorité est l’épanouissement de nos enfants, parfois au détriment du nôtre. J’avais envie de montrer que même si tout semble écrit, acté, il est toujours possible de changer de voie, de penser à soi. Je crois que les enfants sont heureux en voyant leurs parents heureux. Camille prend un risque, décide de tout bousculer et ayant moi-même vécu un divorce, je savais à quel point cela peut être aussi difficile que salvateur.

Ce roman est ton quatrième. D’où te vient ton inspiration pour chaque histoire ?

De partout. De mon vécu, de ce qu’on me raconte, de ce que je vois. J’ai toujours aimé observer les gens autour de moi, écouter les histoires, étudier les interactions entre les personnes. Je crois que tout peut nous inspirer. Ensuite, il suffit d’un déclic, d’une phrase, d’une anecdote…

Quels sont tes rituels d’écriture ? Musique, silence ? carnets gribouillés ou tout dans la tête ? la nuit ou le jour ? 

Ils ont changé au fil du temps et de la vie. Plus jeune, j’aimais écrire n’importe quand. En devenant maman, je profitais du calme des soirées pour m’y mettre. Aujourd’hui, j’essaie de m’y mettre le matin, quand la maison se vide. J’aime écrire en musique mais pas forcément à chaque fois. Mais surtout pas de paroles en français, sinon mon degré de concentration est nul ! J’ai une playlist uniquement réservée à mes phases d’écriture. Et il me faut du thé, ça c’est essentiel pour réchauffer mes mains gelées.

J’oublie toujours de poser un carnet sur mon chevet alors quand les idées débarquent, il m’arrive de prendre des notes sur mon téléphone ou encore de m’envoyer des textos !

Et l’auto-édition dans tout ça ? Cette voie a-t-elle été évidente pour toi dès le départ ? Qu’en retiens-tu aujourd’hui ?

J’ai découvert l’auto-édition au moment du confinement, en apprenant que certaines auteures avaient commencé comme ça. Je n’y connaissais rien et mon manque de patience légendaire m’a soufflé que ça pouvait être la solution idéale. Alors je me suis renseignée et j’ai fini par me lancer. C’était un pari, je n’en attendais rien et je suis plutôt heureuse de voir ce que ça a finalement donné. Je suis quelqu’un d’indépendant et j’ai horreur de me sentir contrainte, l’auto-édition est donc tout à fait adaptée à mon mode de fonctionnement.

Soazig, tu lis aussi beaucoup, quels sont les auteurs ou autrices qui ont marqué ton parcours ?

J’ai toujours beaucoup lu et j’aime des styles très différents. Je crois qu’une auteure m’a vraiment marquée quand j’étais ado, il s’agit de Patricia Cornwell. Sa série Kay Scarpetta a été ma première vraie collection de livres. Je les ai dévorés. Ça, c’était à 15 ans.

Un peu plus tard, j’ai découvert la littérature anglaise de 19ème et je suis tombée amoureuse de Jane Austen et des sœurs Brontë.

Aujourd’hui, je suis aussi une grande fan de polars nordiques.

Mais il y en a tellement d’autres !

Aujourd’hui, tu as publié 4 romans, quels sont tes projets pour la suite ?

Un cinquième roman, et peut-être d’autres ensuite ! Des salons, des dédicaces et des rencontres. D’ailleurs, c’est grâce à ça que je t’ai connue et j’en suis ravie.

Merci beaucoup pour cette interview, Amélie.

Merci à toi Soazig d’avoir bien voulu jouer le jeu des questions-réponses, je souhaite tout le succès possible à ton dernier roman et à bientôt sur d’autres salons !

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