Interview

Les confidences de Carine Pitocchi

Il y a quelques jours je vous ai parlé du roman qui vient de sortir en ebook aux Editions Charleston et qui vient de remporter le Prix du Livre Romantique 2020 : « Le Rêve de nos mères ».

C’est le premier tome d’une série qui est écrite par Carine Pitocchi et j’ai voulu aller à sa rencontre. Alors on sort le service de thé anglais et les scones et on vous attend pour une entrevue pleine de confidences !

Peux-tu te présenter en quelques mots aux lecteurs du blog ? Qui es-tu dans la vraie vie Carine ?

carine

J’habite une petite ville près de Nice où je travaille pour une grande entreprise de services. Je suis une passionnée d’histoire, de développement personnel, j’aime les chats, l’Angleterre, la littérature Anglo-Saxonne, Winston Churchill et Joe Wright.

Ton premier roman « Le rêve de nos mères » vient de sortir aux Éditions Charleston et a obtenu le « Prix du livre Romantique » 2020 ? Peux-tu nous en dire plus sur cette formidable aventure ?

En fait ce n’est pas mon premier roman, c’est le 4ème. J’ai commencé à l’écrire fin 2014 avec en ligne de mire une publication chez la toute nouvelle maison d’édition Charleston. C’est le premier tome d’une série qui trouvera son achèvement après la seconde Guerre Mondiale. C’est un projet un peu dingue qui va me prendre plusieurs années mais dont je rêvais depuis longtemps sans oser me lancer. Et puis la ligne éditoriale originale de Charleston et son « prix du livre romantique » ont été les déclencheurs.

Comment est née dans ton esprit cette histoire de femmes combatives ? Pourquoi ce lieu et cette période de l’Histoire (ndlr : l’histoire se déroule en Angleterre au début le reve de nos meresdu XXème siècle) ?

La première héroïne qui est née dans mon imaginaire vous la rencontrerez enfant dans le tome suivant. C’est d’abord avec elle que s’est créée cette histoire. Et puis un soir, je me suis dit « pourquoi ne pas remonter encore un peu dans le passé pour raconter l’histoire des femmes qui auront inspiré son parcours ». C’est très ambitieux, parce que ça couvre des périodes que je maîtrise moins et qui me demandent un travail colossal de recherches. Sur ça s’est ajouté le clin d’œil que je voulais faire à la série Downtown Abbey. Je commence avec les mêmes codes mais je voulais aussi faire apparaître la face obscure de cette période en évoquant la vie dans les bas quartiers du Londres de ce début de XXème siècle.

Quelles sont justement les femmes qui t’inspirent au quotidien ?

Beaucoup de personnages historiques. Je pourrais citer pour les plus connues : deux reines britanniques, Elisabeth Ier et Victoria mais aussi des héroïnes comme Edith Cavell, Madeleine Pauliac, Florence Nightingale, Elisabeth Blackwell, Marie Curie ou encore nos chères romancières, Agatha Christie et Jane Austen.

Dans ton roman, tu évoques des femmes résilientes qu’elles soient financièrement aisées comme Julia ou Emily ou issues de conditions très modestes comme Edna ou Merry ? De qui t’es-tu sentie la plus proche durant l’écriture du roman ?

Je suis proche de tous mes personnages y compris les plus détestables. Je suis vraiment en empathie avec chacun d’entre eux. Mais je reconnais avoir un lien particulier avec Emily. Je ne dévoile que peu de choses la concernant dans ce tome, mais je sais qu’elle va terriblement vous toucher. Ce qu’il y a de génial dans une série comme celle-là, c’est que les personnages vont évoluer, changer, prendre des parcours radicalement différents, tout ça dans un contexte historique absolument passionnant.

Bon, on parle des femmes…d’accord ! Mais il y a bien un homme dans tout ça qui se démarque et a un des rôles principaux. Comment as-tu créé le personnage de Will ?

J’ai hésité pour Will au début. Il me fallait un homme vivant dans

Les-reves-de-nos-meres

l’East End mais suffisamment influent pour tendre la main à Edna. Donc j’avais plusieurs possibilités, un pasteur, un gangster, un médecin… J’ai opté pour le gangster parce que ça collait bien avec la psychologie de Will et aussi parce que les médecins reviennent déjà beaucoup dans cette série. J’avais en tête le livre de Jack London Le peuple de l’abîme. C’est une lecture qui m’a fascinée et je dois vous avouer que dans mon imaginaire Will partage quelques caractéristiques physiques avec Jack London.

Combien de temps as-tu mis pour écrire ce premier tome?

Au total environ 6 mois, une grosse moitié entre fin 2014 et début 2015 et la fin en 2018. C’était une période où j’écrivais beaucoup de choses en même temps. Et puis il y a eu quelques publications entre temps, d’autres projets aussi, et bien sûr les aléas de la vie. Mais un jour une amie m’a renvoyé l’appel à manuscrit du « prix du livre romantique » et j’ai mis le boost pour le corriger et l’envoyer.

Suffragette-1

Alors bien sûr, tu vois arriver ma prochaine question… À quand la suite ? Et de quelle période parlera-t-il ?

J’ai déjà rédigé les 14 premiers chapitres du tome 2 et nous ne sommes que début 1915, autant dire qu’il sera plus long que le premier. Il y aura de nouveaux personnages mais vous retrouverez aussi tous les anciens, avec des séparations déchirantes, des mariages, de la solidarité, de la fraternité, des batailles, de la joie, des deuils, de l’amour, des bébés et surtout en valeur première, du courage. Tout ça, avec en toile de fond, le contexte bouleversant de la première Guerre Mondiale.

Certains auteurs et autrices ont des méthodes d’écritures particulières comme suivre un schéma précis, annoter des idées dans un carnet qui les suit partout, écrire dans le silence ou en musique, en journée ou la nuit… As-tu des rituels ?

Au début j’avais un chapelet de rituels. Heureusement ça m’a passé. Il ne reste que 2 choses : J’ai besoin d’une bande son (dont au moins une BO de Dario Marianelli) et j’écris allongée sur mon canapé (c’est encore le meilleur moyen que j’ai trouvé pour m’éviter d’avoir mal au dos). Sinon, je travaille sans plan mais j’ai des carnets, surtout pour le noms et prénoms de mes personnages.

C’est justement un rituel sur ce blog désormais : une petite photo de ta bibliothèque ou de ta pile à lire ?

pal

Merci Carine de nous avoir raconté les coulisses du « Rêve de nos mères » et à bientôt j’espère pour le deuxième tome de cette saga qui s’annonce haletante !

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