Interview

Les confidences d’Emy Luca

Il y a quelques semaines, j’ai découvert le premier roman d’Emy Luca, « Laisse le souffle du vent chasser la pluie« . Ce fut une très belle surprise et c’est avec grand plaisir qu’elle a bien voulu répondre à mes quelques questions.

Venez à la rencontre de cette autrice sensible et discrète qui vit entre les vignes et la lavande…Vous entendez les sons des grillons ? Approchez, c’est par ici !

Bonjour Emy, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis une fille ordinaire, à la fois autrice hybride et dévoreuse de livres. Si je devais me décrire en quatre mots ce serait, sensible, empathique, introvertie mais parfois lionne, quand la situation l’exige.

« Laisse le souffle du vent chasser la pluie » est le premier roman que tu as publié. Tu traites d’un sujet fort, le deuil d’un enfant. Quel a été le déclic qui t’a poussé à écrire sur un sujet aussi sensible ?

Mon métier de soignante où la vie et la mort se côtoient sans cesse. En tant que jeune professionnelle, je me suis retrouvée parfois démunie face à la souffrance indescriptible et extrême des parents, des proches. On n’apprend pas l’accompagnement du deuil dans nos études. J’ai beaucoup travaillé sur le sujet, je me suis formée, j’ai rencontré d’autres professionnels. C’est encore un sujet très tabou dans notre société, surtout lorsqu’il s’agit d’enfant. Il était important pour moi d’en parler.

Ton roman se passe dans la Drôme, endroit que tu décris merveilleusement bien. As-tu une attache particulière avec cette région ?

C’est là où j’ai grandi et où je suis retournée vivre aujourd’hui, après avoir posé mes valises dans de nombreuses régions.

Tu as publié trois romans. Peux-tu nous expliquer d’où te vient ton inspiration pour chaque nouvelle aventure ? De quel personnage te sens tu le plus proche ?

Je trouve mon inspiration dans le quotidien, au fil de mes rencontres, dans la vraie vie finalement. Je ne choisis jamais vraiment mes histoires. Ce sont les personnages qui viennent me parler. Cela peut paraître un peu barré mais c’est comme cela que ça se passe. Chaque personnage me ressemble un peu mais c’est peut-être de Chloé (l’héroïne de « Laisse le souffle du vent chasser la pluie » – ndlr) dont je suis la plus proche, sans avoir vécu une histoire semblable. On me pose souvent la question.

As-tu un genre de prédilection en écriture ?

La romance, sans hésitation, qu’elle soit contemporaine ou historique car je suis également une passionnée d’Histoire. J’ai aussi un côté fleur bleue et romantique que j’assume parfaitement. Il est impossible pour moi de ne pas parler d’amour dans mes romans.

Néanmoins, rien ne dit que je n’écrirai pas sur un autre genre ou thème à l’avenir. C’est ce que je trouve magique avec l’écriture, tout est finalement possible. On peut y vivre tellement de vies et d’aventures qu’il est dommage de se mettre des limites ou de s’enfermer dans des cases.

Quels sont tes rituels d’écritures ? Ecris-tu en musique ou dans le silence ? Poses tu tes idées dans des carnets ou as-tu tout dans la tête ? écris-tu la nuit ou le jour ? 

Je n’ai pas vraiment de bureau dédié, ni de rituels, si ce n’est une playlist d’écriture. Je suis capable d’écrire n’importe où et n’importe quand, de jour comme de nuit. J’ai toujours mon petit ordi avec moi ou un carnet notes où je couche des idées, des phrases ou parfois tout un chapitre ! Et quand je suis dans un travail d’écriture, les personnages sont toujours dans un coin de ma tête, je ne débranche jamais complètement.

Et l’autoédition dans tout ça ? Cette voie a-t-elle été évidente pour toi dès le départ ? Qu’en retiens-tu aujourd’hui ?

L’autoédition me faisait très peur, je ne m’en croyais pas capable. C’est pour cela que j’ai fait appel à une plateforme dédiée, j’avais besoin d’un cadre. Au départ, j’étais très isolée, je ne connaissais rien de ce monde. J’ai dû tout apprendre, j’ai fait des erreurs, recommencé, ajusté certaines choses. Même aujourd’hui, il ne se passe pas un jour sans que je découvre quelque chose. On en sort forcément grandi, c’est une expérience très enrichissante. Cela m’a aussi permis de faire de merveilleuses rencontres qui me portent dans mon quotidien d’autrice, voire qui sont devenues de vraies amitiés. Et pour cela, je n’ai aucun regret, même si certaines choses me sont encore difficiles, comme la communication, et le fameux syndrome de l’imposteur qui tient beaucoup de place chez moi.

Emy, quels sont les auteurs ou autrices qui ont marqué ton parcours et qui t’inspirent au quotidien ?

Ah cette question ! Vaste sujet. Je n’ai pas vraiment d’auteur/trice fétiche, c’est avant tout une question de sensibilité, de moments de vie et d’histoires. Un roman peut me toucher et un autre me laisser indifférente alors qu’il s’agira du même auteur. Je fonctionne avant tout à l’émotion, c’est comme cela que les livres restent dans ma bibliothèque.

Aujourd’hui, après avoir publié 3 romans, quels sont tes projets pour la suite ?

Je poursuis mon projet d’écriture d’une saga historique ayant pour fond la guerre de Sécession.

Un grand merci Emy d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions !

3 commentaires sur “Les confidences d’Emy Luca

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s