Contemporain

« On est pas sérieux quand on a dix-sept ans » de Barbara Samson

Résumé :

 » Ce fut ma première et ma dernière grande histoire d’amour… » Par ces quelques mots, lors de la soirée Sidaction en avril 1994, Barbara Samson bouleversait des millions de téléspectateurs. A dix-sept ans, parce que le garçon qu’elle aimait ne lui avait pas dit qu’il était séropositif, Barbara avait été contaminée par le virus du sida.
C’est cette histoire qu’elle raconte ici. Et aussi, par-delà le drame, l’histoire d’une adolescence, les espérances et les doutes, la recherche de l’amour, le dont éperdu de soi, tout ce qu’elle partage avec des milliers d’autres garçons et filles.

Mon avis :

Alors, alors…que dire ?

Bon ok, je suis en panne de lecture depuis quelques semaines pour cause de cerveau trop plein et trop fatigué. Ok, j’ai pris le livre le plus fin qui trainait dans ma PAL, je l’ai fini en 2 heures. Ok ça sort d’une boîte à livres et ça fait des mois qu’il attend dans ma bibliothèque. Ok, ok, ok…

Ouais mais non. On est sérieux là ? Lire un livre sur une nana de 17 ans qui s’amuse avec la mort ? Le récit est froid, distant, hautain. J’ai trouvé ça détestable et pathétique.

Je vous la fais courte. Barbara a 17 ans, elle est dépressive, anorexique. Elle emmerde le monde et est exécrable avec ses parents, son frère et sa sœur qui souffrent de cette situation invivable. Elle fait tentatives de suicide sur tentatives de suicide. Elle hurle sur sa mère (on ne sait pas pourquoi), refuse de manger (on ne sait pas pourquoi), se débat avec ses démons (on ne comprendra jamais pourquoi non plus). Mais bon, l’adolescence, toussa toussa, donc on veut bien être tolérant. Bref, elle se retrouve en 92 dans un centre qui est censé la faire remanger.

Au final elle perd 7 kilos supplémentaires et tombe amoureuse. Tout le monde la met en garde. Ce mec qui a 10 ans de plus qu’elle est un ex-toxico. On le dit malade. Tant pis, elle est flattée qu’on s’intéresse à elle. Elle couche. Pour la première fois. Sans protection.

Le médecin du centre la reçoit, inquiet, rompt le secret médical car elle est en danger et lui annonce la séropositivité du gars. En pleine rébellion, elle se replonge dans la gueule du loup car le mec lui sort « maintenant nous deux c’est à la vie à la mort ». Il se pique, la traine dans des plans foireux à Marseille, lui embrouille le cerveau avec de faux poèmes piqué à Jim Morisson, la trompe (pauvres autres filles contaminées), lui demande de la thune pour ses doses, la plante plusieurs fois seule, puis évidemment continue de la sauter sans capote…

Et là…ben tiens…elle se teste et oh, énorme suspense ! Elle est positive.

Alors, je suis cynique et je n’aime pas ça. Surtout sur un thème aussi dur et fort. Mais j’ai détesté comment l’autrice rejette la faute sur l’autre, sur le corps médical, sur la société… En gros, elle est la victime et ne savait pas. C’est faux. Elle a su avant que ça soit peut être trop tard. Elle y est retournée consciemment et ça change absolument tout. Même si nous nous remettons dans le contexte avec une connaissance limitée de la maladie à l’époque, elle admet comprendre ce que lui annonce le médecin et y retourner…

« J’ai un désir permanent d’être aimée. Une soif qui me rend possessive, méchante, ou faible, à la limite de la bêtise. Je suis prête à tout pour qu’on m’aime. A m’enfoncer complètement. »

Et effectivement, pour moi, ce témoignage est l’exemple même de la bêtise. Il existe de multiples témoignages ou films sur le sida et/ou la toxicomanie. J’en ai lu et vu plein adolescente. Tous donnant des leçons de vie avec émotion et vérité. Celui-ci, je vais l’oublier bien vite et il va retourner dans la boîte à livres.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s