Contemporain

« La soustraction des possibles » de Joseph Incardona

Résumé :

On est à la fin des années 80, la période bénie des winners. Le capitalisme et ses champions, les Golden Boys de la finance, ont gagné : le bloc de l’Est explose, les flux d’argent sont mondialisés. Tout devient marchandise, les corps, les femmes, les privilèges, le bonheur même. Un monde nouveau s’invente, on parle d’algorithmes et d’OGM.À Genève, Svetlana, une jeune financière prometteuse, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s’aiment mais veulent plus. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Leur chance, ce pourrait être ces fortunes en transit. Il suffit d’être assez malin pour se servir. Mais en amour comme en matière d’argent, il y a toujours plus avide et plus féroce que soi.

Mon avis :

C’est pour moi très difficile de faire cette chronique dans le sens où j’ai absolument adoré la narration en audio faite par Damien Witecka ainsi que le style d’écriture de l’auteur qui est très incisif, bourré d’humour et tellement cynique. Je me suis très vite prise au jeu de cette histoire sortant tout droit d’un épisode me faisant penser aux univers de Côte Ouest ou Dallas et j’ai aimé les portraits acides brossés par l’auteur. Aldo, le prof de tennis et gigolo à ses heures, donnant du plaisir aux femmes riches abandonnées par leurs maris plus préoccupés par leurs business, leurs parties de golf et leurs Lamborghini. Et là on parle d’Odile qui, folle amoureuse, trouve à Aldo un petit travail assez simple et bien payé. Transporter des valises pleines de cash de la France vers la Suisse. Et enfin, Svetlana, jeune banquière ambitieuse qui se paye le luxe d’une histoire d’amour avec Aldo. Et ces deux-là veulent de l’argent, beaucoup d’argent, ça crée des liens… Triangle amoureux, fric à profusion, trafic, luxe…tout y est.

Et pourtant, malgré tout cela…je me suis absolument perdue dans les méandres de ces intrigues. C’est long, mais mon Dieu, que c’est long et complexe. Parfois des chapitres entiers à nous parler de l’économie de l’époque, du monde de la finance, des trafics en tous genres (on se situe dans les années 80 précisons-le. J’étais à peine née. Et si, à l’époque le domaine ne me passionnait forcément pas, il en est de même en 2021. C’est comme ça, je n’y peux rien !). Et puis il y a l’histoire d’amour qui ne m’a pas tenu en haleine plus d’une seconde. Si j’ai apprécié, comme je le disais précédemment, les portraits taillés à la serpe des personnages, je ne me suis pas pour autant attachée à eux. J’avais régulièrement envie de leur mettre des baffes, il faut bien l’avouer. En même temps, si le roman avait vocation à agacer, c’est pari tenu. De part ce que je viens de mentionner plus haut mais également pour une chose qui pour moi est essentielle : comprendre la finalité d’un roman. Et là je le cherche encore. Alors oui, je l’ai évoqué, il y a tout : sexe, amour, fric, blanchiment d’argent, triangle amoureux…et pourtant je n’ai pas compris le pourquoi de ce roman.

En résumé, un livre fleuve qui a de belles qualités littéraires mais qui n’a absolument pas su capter mon attention et a fini par me noyer complètement.

2 commentaires sur “« La soustraction des possibles » de Joseph Incardona

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