Contemporain·Drame

« Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault Bérard

Résumé :

Lorsque Sarah rencontre Théo, l’alchimie est immédiate. Elle, l’écorchée vive, la punkette qui ne s’autorisait ni le romantisme ni la légèreté, se plaisant à prédire que la Faucheuse la rappellerait avant ses 40 ans, va se laisser convaincre de son droit au bonheur par ce fou de Capra et de Fellini. Dans le tintamarre joyeux de leur jeunesse, de leurs amis et de leurs passions naît Simon, le premier fruit de leur amour. Puis, Sarah tombe enceinte d’une petite fille. Mais bientôt, comme si leur bonheur avait provoqué la colère de l’univers, à l’euphorie de cette grossesse se substituent la peur et l’incertitude tandis que les médecins détectent à Sarah un cancer qui progresse à une vitesse alarmante. Chaque minute compte pour sauver Sarah. Le couple se lance alors à corps perdu dans un long combat, refusant de sombrer dans le désespoir.

Mon avis :

Bien, bien, bien… J’ai ouvert ce livre sans savoir ce qui se cachait derrière. Aucune idée du thème mais vous me l’aviez conseillé sur un de mes derniers posts instagram donc je me suis plongée dedans avec confiance.

J’ai accroché de suite à la plume de l’auteur : à la fois poétique et crue. Un mélange entre délicatesse et « la vie est une salope » qui m’a attrapé en plein vol. Ma rencontre avec Sarah et Simon s’est faite naturellement et j’ai immédiatement aimé leur univers et leur amour naissant, simple et à la fois tellement fou et insouciant. Puis est venue la deuxième partie, celle de la découverte de la maladie, putain de crabe (je ne spoile pas car tout est noté dans le résumé) et là, j’avoue que je n’étais pas prête à lire ça. Pour des raisons personnelles, ce fut très dur à lire pour moi. Parce que toutes les étapes m’ont parlé, et même beaucoup trop. Le ressenti sur une lecture se fait aussi en fonction de notre histoire, de nos propres valeurs, et pour moi cette lecture a été trop compliquée émotionnellement et j’ai préféré me blinder. Même l’arrivée de Cléo dans le roman m’a fait écho. Trop. Et je n’ai pu juger le héros car dans la vraie vie, je n’ai pas jugé non plus.

Ce roman montre la force des aidants jusqu’au dernier souffle de leur amour, l’infini combat pour ne rien lâcher, l’espoir toujours. Ce roman est une hymne à la vie à travers la mort. C’est tragique, c’est beau et ça donne un message que j’ai bien compris ces dernières années : vivre et ne rien regretter car tout peut s’arrêter du jour au lendemain…

« Il est juste que les forts soient frappés

La phrase s’affiche tel un blason en lui. Et elle lui semble parfaitement logique, évidente – appropriée, là encore. Il est juste, oui, précisément parce c’est plus injuste que tout ce qu’on puisse imaginer, plus absurde, plus cruel, et donc plus éloigné de l’entendement des simples mortels, que lui et moi, qui sommes jeunes, pleins de vie, si forts, nous soyons frappés. Nous plutôt que d’autres, qui ne s’en relèveraient pas. »

2 commentaires sur “« Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault Bérard

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