Drame·Historique

« Un grain de moutarde » de Laïla Brahimi

grain de moutarde

j'ai adoré

Résumé :

Lisbeth Johnson a grandi dans le Sud des États-Unis, dans la plantation de coton appartenant à sa famille. Jordan Freedman est la fille de Mattie, esclave et nourrice bien-aimée de Lisbeth. Trois ans après la fin de la guerre de Sécession, Lisbeth et Mattie veillent chacune sur leur foyer tandis que Jordan est institutrice et suffragette.

Quand Lisbeth est appelée au chevet de son père mourant, elle se rend sans hésiter à la plantation et se retrouve confrontée à sa famille confédérée, qu’elle a trahie en épousant un abolitionniste. Au même moment, Jordan et Mattie reviennent elles aussi à Fair Oaks, afin de soutenir leur famille, toujours victime d’oppressions.

La suite du Crocus jaune remet en scène les familles Johnson et Freedman, qui se trouvent confrontées à l’injustice qui les a toujours séparées, mais aussi à l’amertume et la violence. Lisbeth, Mattie et Jordan trouveront-elles le courage de délivrer leurs proches et de se libérer elles-mêmes du passé ?

Mon avis :

« Un grain de moutarde » est la suite du « Crocus jaune ». Ne cherchez pas la chronique, je ne l’ai pas encore rendue publique car ayant lu ce premier tome dans le cadre de l’aventure « Lectrice Charleston », j’attends sa sortie officielle pour vous en faire part.

Dans « Le crocus jaune » nous étions embarqués en Virginie, juste avant la guerre de Sécession. Les riches familles propriétaires de plantations font travailler les esclaves aux champs, en tant que domestiques ou nourrices. Ils sont des sous-hommes sans droits, des moins que rien sans âme, de la main d’œuvre gratuite, des corps d’ébène à disposer à l’envi. C’est dans ce contexte que j’ai fait la connaissance de Lisbeth, jeune fille issue d’une riche famille blanche et de Mattie, sa jeune nourrice noire arrachée à son fils de 3 mois pour s’occuper d’elle.

Dans « Un grain de moutarde », la guerre a fait de nombreuses victimes. A la fois du côté des abolitionnistes que des conservateurs. Les familles sont détruites, déchirées, ruinées. Les villes sont brulées, appauvries, anéanties. Les noirs sont libres, eux aussi déchirés entre deux mondes où leurs repères ont disparu. Mais le sont-ils vraiment? C’est dans ce contexte post apocalyptique que nous retrouvons Lisbeth, mariée et mère de deux enfants. Ainsi que Mattie, libre et elle aussi mariée et mère de trois enfants. Plusieurs années après, leurs destins vont à nouveau se croiser.

J’avais dévoré le premier tome (qui avait pourtant beaucoup partagé les Lectrices Charleston), j’ai adoré le second, beaucoup plus documenté, que j’ai trouvé encore meilleur. Si j’ai été ulcérée de ce patriarcat, de ce racisme et de cette puissance mal placée qui font tristement référence à ce conservatisme encore actuel qui domine actuellement les États-Unis, j’ai aimé les péripéties et les leçons de vie. J’ai aimé ces croisements de générations qui se confrontent aux affres de l’Histoire. J’ai aimé lire que, malgré toute la noirceur des hommes, seule la confiance en soi et une grande croyance en l’univers  permettent de se relever de tout. Une très belle découverte.

2 commentaires sur “« Un grain de moutarde » de Laïla Brahimi

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